Qu’est-ce que la motricité fine?

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En général, lorsque l’on parle de motricité fine, nous faisons référence à la manipulation de petits objets dans la main ou d’outils tels que stylos, ciseaux, fourchettes… et la dextérité des doigts. Mais c’est en fait bien plus complexe que cela !

En effet, la motricité fine concerne les petits gestes de la main et des doigts mais est bien souvent liée à certaines habiletés de la motricité globale, dont le contrôle postural. En effet, un manque de stabilité au niveau du tronc peut engendrer des difficultés à contrôler son bras. On dit souvent que les grands mouvements précèdent le contrôle des petits mouvements plus fins.

Ensuite, pour être efficaces, les mouvements des mains doivent être coordonnés avec la vision. La motricité fine concerne donc également la motricité oculaire : le contrôle des muscles des yeux ainsi que la motricité oculo-manuelle : la coordination entre l’œil et la main. Enfin, vous l’ignorez peut-être mais la motricité fine concerne également la motricité faciale. C’est-à-dire le contrôle des muscles du visage.

L’efficacité de la motricité fine dépend de plusieurs pré-requis :

  • Le tonus (la répartition de la force musculaire)
  • La dissociation des doigts (la capacité à bouger chaque doigt de façon isolée)
  • L’attention (le maintien de son attention sur l’activité)
  • Les perceptions tactiles (la prise d’infirmations par le toucher)
  • Les perceptions visuelles (la prise d’informations par la vue)
  • La coordination bilatérale (la capacité des deux côtés du corps à travailler ensemble.
LA COORDINATION BILATERALE

Dans de nombreuses tâches du quotidien, une main va stabiliser pendant que l’autre va exécuter des manipulations plus précises. Par exemple, pour découper, les 2 mains se coordonnent sans effectuer le même geste. C’est pareil dans les activités d’écriture. Une main tient la feuille pendant que l’autre écrit.

LA DISSOCIATION DES MEMBRES

Pour que les gestes soient précis, il est aussi important d’avoir une bonne dissociation entre le tronc et le bras. Cette habileté qui se développe tôt dans l’enfance permet au bras de bouger, tout en conservant le corps immobile. Un enfant qui écrit très gros n’a souvent pas de dissociation. Il écrit avec un mouvement qui part de l’épaule ou du coude et l’avant-bras n’est pas toujours en appui sur la table.

En graphothérapie, nous travaillons régulièrement la motricité manuelle, qui fait défaut lorsque l’on constate une tenue de stylo non mature ou inadéquate. Pour cela, des activités de manipulation ou des activités papier/crayon sont proposées (jeux d’adresse, de construction, coloriage, découpage, enfilage de perles, jeux de balles pincées…)

L’âge d’acquisition des compétences en motricité fine varie d’un enfant à l’autre. Mais l’on sait que c’est au cours des premières années de vie que l’enfant développe des habiletés motrices de base. L’âge de 6-7 ans est une période charnière du développement. Les acquisitions de la motricité fine se font en fonction de la maturation neurologique du tonus et donc du contrôle du geste en partant toujours du centre du corps vers la périphérie ; c’est-à-dire que l’épaule sera contrôlée avant la main et avant les doigts.

Stimuler la motricité fine, c’est jouer à des jeux qui permettent à l’enfant de rendre sa préhension fine plus efficace ainsi qu’une meilleure maîtrise des mouvements de ses doigts et une adaptation aux différents outils (crayon, pinceau, ciseaux, etc.) avec des mouvements de plus en plus précis.

Il est donc essentiel de proposer à l’enfant à la maison ou à l’école des comptines à mimer et jeux de doigts, des jeux d’adresse tels que les Mikado, le foot des doigts, jeux de fléchettes, mais aussi de l’origami, des gommettes, des jeux de cartes, des puzzles, des mimes ou des concours de grimaces, le jeu des 7 familles d’expressions faciales, des labyrinthes visuels…. Alors à vous de jouer !

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